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Baromètre belge du coronavirus toujours pas en vue – POLITICO

La Belgique, l'un des pays les plus touchés d'Europe, a du mal à faire avancer une proposition clé de sa stratégie pandémique – un baromètre des coronavirus pour évaluer la gravité de la crise dans les régions.

Pendant des semaines, alors que les cas augmentaient, la Belgique avait eu du mal à formuler une stratégie cohérente au milieu d'une «cacophonie» de réponses différentes. Le 30 octobre, le Premier ministre Alexander De Croo a rallié son nouveau gouvernement et annoncé des mesures nationales pour renforcer les restrictions.

Ces mesures ont désormais un effet, car les taux de nouvelles infections et d'hospitalisations commencent à diminuer, selon l'organisme de santé publique Sciensano. Désormais, les politiciens belges veulent planifier à l'avance.

Des mois après son annonce, le baromètre des coronavirus pourrait faire partie de la solution, en appliquant des codes couleur à différents endroits en fonction du nombre d'hospitalisations et d'infections. Le problème: il est introuvable.

Présenté fin septembre par l'ancienne Première ministre Sophie Wilmès, le baromètre avait pour objectif de présenter le plus clairement possible l'état de l'épidémie, ce qui indiquerait à son tour les mesures à prendre dans chaque région. Le nouveau gouvernement était censé le présenter à la mi-octobre, mais maintenant, début novembre, il n'a pas encore été finalisé.

Puis, lundi, le ministre belge de la Santé Frank Vandenbroucke a confirmé à la radio belge que le baromètre devait être «revu» en profondeur.

"Le baromètre a été conçu à une époque où nous pensions que nous pouvions nous détendre ou nous resserrer par étapes", a-t-il déclaré. "Nous avons appris que – malheureusement – c'est trop simple."

La priorité, a-t-il expliqué, est de pousser les cas à des niveaux extrêmement bas pour éviter le risque d'une troisième vague. En conséquence, le baromètre doit être repensé en fonction de ces objectifs sous peine de créer davantage de problèmes, a-t-il ajouté, sans donner plus de détails.

Dans une interview accordée aux médias belges le week-end dernier, le commissaire aux coronavirus, Pedro Facon, a laissé entendre que la crise était trop avancée, ajoutant que "nous sommes maintenant dans une situation d'urgence qui dépasse même le niveau quatre du baromètre."

Yves Van Laethem, spécialiste des maladies infectieuses et porte-parole du centre de crise COVID-19 de Belgique, a souligné cette perspective. Selon lui, le baromètre n'est plus une priorité compte tenu de l'état actuel du pays. Il a plutôt été conçu comme un outil de gestion pour évaluer le niveau d'alerte dans une région donnée.

"J'ai l'impression que (le baromètre) n'est pas jugé utile dans la situation actuelle", a-t-il déclaré à POLITICO. "C'est tellement évident que ça ne va pas bien que tu n'as pas besoin d'un instrument pour ça."

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